L’origine de la marque

À l’origine VEJA c’est un projet de deux amis, François-Ghislain Morillion et de Sébastien Kopp, co-fondateurs et diplômés en management. Une amitié caractérisée par une même sensibilité pour l’écologie. Après avoir audité durant plusieurs années les multinationales sur leurs investissements en matière de développement durable, François et Sébastien se sont rendus compte que la mondialisation buggée et que l’industrie du textile marchait sur la tête. Dans les années 2000, les grandes marques parlaient du développement durable mais sans agir concrètement, le discours de ces grandes marques n’est souvent pas en phase avec la réalité du terrain. C’est à partir de ce moment-là que les deux Parisiens ont voulu réinventer un produit en améliorant toutes les imperfections. Ils ont choisi les baskets car comme ils le disent « c’est l’objet symbolique de leur génération »

 

Déconstruire pour reconstruire

À 25 ans, les deux jeunes sont partis au Brésil, le pays où toutes les matières premières existent et où la chance est donnée à ceux qui veulent essayer. L’objectif de ce voyage, était de déconstruire cette basket et remonter le chemin des matières premières jusqu'au point de départ, pour ensuite redescendre et essayer de changer chaque étape de production, pour avoir un impact social et environnemental positif. Le concept s’est lancé sur la base du commerce équitable afin de privilégier une relation plus juste entre producteurs et consommateurs. Dans leur usine de baskets, les salariés ont des avantages bien différents que dans la plupart des autres entreprises de fabrication de chaussures. Par exemple, les salariés sont mieux payés de 44% par rapport au salaire moyen du pays et l’usine met à disposition un service de bus pour faciliter les déplacements jusqu’à l’usine.

 

La raison du succès

La réussite de VEJA c’est l’alliance entre des chaussures de qualité, à la mode et éthique. Chaque paire de chaussures achetée est un encouragement pour une production responsable avec des matières premières écologiques et le respect pour le droit des travailleurs. Afin de proposer des chaussures tout en restant compétitif, VEJA a choisi de renoncer à la communication pour se concentrer sur la qualité du produit, les matières premières et la main-d’œuvre. À noter que pour une paire de chaussures de grandes marques, 70% du coût va dans la pub alors que 30% dans les matières premières et la main d’œuvre. En renonçant à la publicité, VEJA a pu créer des chaussures 5 fois plus chères à fabriquer en allouant les ressources publicitaires à la production et aux matières premières. VEJA est une marque transparente et toutes les informations à propos de la chaine de production, les usines de fabrication, de filage, de tissage, de confection et leur engagement envers les travailleurs sont disponibles sur leur site internet. VEJA travaille avec de nombreux agriculteurs dans tout le Brésil : le coton bio vient du nord-est Brésilien, le caoutchouc naturel d’Amazonie et le cuir dans l’état de l’Acre. VEJA s’engage à produire ses produits dans le respect des travailleurs, les produits sont acheminés par bateau plutôt que par avion afin de limiter l’impact écologique. Une fois arrivés en France, l’atelier de réinsertion ASF (Ateliers Sans Frontières) prend en charge le stockage des chaussures dans un local parisien qui est entièrement fourni en électricité verte par Enercoop.

 

Le coton, l’exemple écologique de la marque

Le coton représente dans l’industrie du textile une ressource extrêmement polluante. VEJA a réussi à s’associer avec des fournisseurs de coton biologique au Brésil afin de concevoir l’ensemble de leurs produits avec uniquement du coton issu de l’agriculture biologique. Cette méthode nous a été expliquée par Maria, coordinatrice de la plupart des actions menées par la marque au Brésil. Plusieurs centres de production, toujours de tailles familiales, se trouvent dans cette région avec pour but d’alimenter les besoins en coton de la marque pour leurs chaussures. VEJA fonctionne uniquement par circuit court afin d’avoir la main mise sur la qualité des produits. Maria est là depuis 2008 pour s’assurer de la qualité de ce coton.

 

Une action pour l’écologie mais pas que…

Comme expliqué ci-dessus, VEJA est en relation directe avec ses producteurs mais pas uniquement pour avoir la main mise sur la qualité. Avec pour objectif de raccourcir les circuits, la marque s’engage à accroître les revenus de ses producteurs. Dans un souci de s’engager dans la polyculture, « Le coton est intégré à la culture du maïs, du sésame et des haricots, qui constituent l’alimentation de base des producteurs » comme l’expliquent les fondateurs de la marque sur leur site internet. C’est donc dans un engagement de commerce équitable et pour avoir une empreinte neutre sur la production du coton que VEJA s’engage à utiliser ce coton. C’est dans une industrie du textile qui pollue de plus en plus que la marque se démarque avec tous ses efforts pour permettre aux consommateurs d’utiliser des produits responsables. La marque ne cesse de s’accroître et s’engage à être toujours plus écologique. Selon l’OMS, cette monoculture est même considérée comme l’une des plus polluantes du monde avec sa consommation d’eau, son émission de gaz carbonique et son besoin en pesticides.

Néanmoins et comme Maria nous l’a expliqué, il est impossible pour toute l’industrie du textile à utiliser uniquement du coton biologique, mais cela n’empêche pas que VEJA se démarque grâce à son engagement dans l’écologie. Elle est un exemple réel qu’écologie peut rimer avec croissance quand l’engagement est là. Nous vous invitons à visiter leur site internet pour plus d’informations sur l’ensemble de la production de leurs produits.

 

La marque en quelques chiffres :

  • 1,7 millions de paires vendues depuis 2004
  • 70 personnes qui travaillent dans l’équipe
  • 180 tonnes de coton bio acheté depuis 2004
  • 130 tonnes de caoutchouc acheté depuis 2004
  • 1500 boutiques dans le monde vendant les produits VEJA
  • En 2017, la marque achète son coton à 3,04€ le kilo tandis que le cours mondial est de 1,73€

Nous tenions à remercier Maria pour le temps qu’elle nous a accordé, Allianz Global Assistance sans qui Piensa Sostenible n’aurait pas vu le jour et VEJA, notre partenaire dans ce voyage qui représente parfaitement l’entreprise de demain.

Nos sources : Le Monde, Futura Sciences, Veja, Laspid